dimanche 30 janvier 2011

Vivre ensemble

La peur, la haine de l'Autre, recette bien connue, tant de fois utilisée pour asseoir un pouvoir (re)commence à me faire peur.
Les néoconservateurs de Bush ont durant les 8 ans des deux mandats de Georges W installé la peur, violence, haine, racisme, guerre, impérialisme, patriotisme, argent comme doctrine.
Notre Sarko, l'américain, comme il s'est lui même appelé, si atlantiste que le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe, a repris les thèses néocon(nes).
Nous assistons à une institutionnalisation du racisme- racisme d'Etat, racisme ordinaire-

    • saillies régulières de ministres, députés de la majorité stigmatisants les immigrés, les chomeurs, les homos, les travailleurs pauvres...
    • discours de Sarkozy sur les Roms à Grenoble
    • condamnation d'un ministre en exercice pour propos racistes
    • condamnation d'un député du Nord pour homophobie

Nous assistons à une instrumentalisation avec le débat sur l'identité nationale, à une tentative de fabriquer, raviver la haine de l'autre, la haine de l'Homme de race différente, de religion différente, de culture différente, de niveau social différent, de génération différente.
On cloisonne, histoire de mieux manipuler.
La vision d'un monde individualiste comme apanage de vie est un leurre.
Nous vivons en société les uns avec les autres.
Chacun apporte une pierre pour un autre et reçoit d'un autre.
Nous avons besoin de nos congénères et pas pour pouvoir les exploiter et s'enrichir sur leur dos.
Faire croire que l'on peut vivre sans mise en commun est un mensonge et joue sur les principes simples :
Il est plus facile de détester que d'aimer
Il est plus facile de nommer un coupable exogène plutôt qu'endogène.

Est-ce là le bon terreau pour construire la Société de demain?
Peut-on se construire et avancer dans le chaos, la haine, le mépris?
L'apaisement, le respect, la sérénité sont plus susceptibles d'être vecteur de développement.
Il suffit de se pencher sur le parcours d'un enfant : il apprend et se développe harmonieusement dans le calme, le bien-être pas dans le tumulte et le chaos.

On ne se construit pas contre mais avec.
On ne se batit pas un avenir contre tout le peuple mais avec.

lundi 27 septembre 2010

Discours d'inauguration de la micro-crèche Fleur de Canne


Madame la Députée-Maire
Monsieur le Directeur de la CAF
Mesdames, messieurs les représentants de la CAF
Madame la présidente de l'Association Vue-Belle Zordi
Monsieur le Proviseur du lycée de Vue-Belle
Mesdames, Messieurs les élus,
Madame, Monsieur,


Bienvenue à la micro-crèche Fleur de Canne!

Enfin une structure d'accueil de PE proposée aux Salinois, aux femmes, aux hommes, aux enfants du sucre!

Pour notre 15ème micro-crèche sur notre commune, voilà une très belle réalisation de notre régie communale en ce lieu du Quartier de Vue-Belle,

lieu, comme chacun sait, 
vivier d'expériences, d'histoires à raconter, 
de durs labeurs,
un lieu qui a façonné l'imaginaire,
construit un mode de relation,
un lieu qui a donné un visage aux paysages, 
autour de la canne,
cette canne à sucre source de travail pour une majorité,
la canne moteur, ciment de ce Quartier.

Quoi de plus naturel, de baptiser cette première micro-crèche de La Saline, 
Fleur de Canne.
J'en remercie l'association Vue-Belle Zordi qui permet,
au détour d'un discours, de se pencher sur cette Fleur de Canne, 
signe, par son éclosion le démarrage de la campagne sucrière, 

Plus poétiquement, symbolise, à mon sens, la légèreté, l'insouciance de la toute jeune enfance, lorsqu'on peut les apercevoir danser sous l'effet des alizées. 

Plus musicalement, quand on sait que sa tige sert à la fabrication des kayambs, 
instruments du maloya.
La musique, au delà de cette richesse réunionnaise inscrite au patrimoine mondial de l'unesco, le maloya, 
la musique donc, véhicule tant de valeurs, 
est vecteur de tant d'apprentissages 
que l'initiation dès le plus jeune âge est essentielle.




Plus anecdotiquement, quoique, c'est la maman d'une petite fille allergique qui ne peut éviter de glisser un petit mot sur l'arrivée des toux, nez qui coulent, aérosols etc....
bref l'allergie dès que ces belles fleurs blanc/gris éclosent.
La santé, le soin, tiennent une place importante dans la vie des bébés et de leurs parents dans les toutes premières années.
Ils s'y forgent des défenses pour l'avenir, 
ne laissons pas des réformes uniquement comptables 
rogner notre possibilité de nous soigner,
mettre en péril le bien-être de nos enfants.


Plus agricolement, si vous me permettez ce néologisme,
le planteur, attentif au développement de sa canne,
scrute, bichonne, inspecte son champ, sa terre, sa plantation.
Il arrose, irrigue ou pas,
Il enrichit ou pas,
ou seul le soleil et les averses suffisent
vit au rythme des intempéries, des cyclones.

Un peu comme le travail des professionnels PE auprès de nos marmailles.
L'idée a germé au sein du service PE de la mairie de Saint-Paul, 
plantée par l'association Vue-Belle Zordi,
enrichit par un engrais naturel issu de la CAF,
taillé, modifié par les outils de la PMI.

Il me semble important de dire encore que nous avons la responsabilité, 
nous, 
adultes, parents, professionnels, élus, décideurs,
de favoriser l'éclosion de nos enfants, 
de leur donner toutes les chances de devenir des citoyens libres, responsables,
inscrits dans notre monde, dans notre société.

La canne dans son carreau de canne pousse avec obstination, autorité.
Le regard du planteur, comme le regard de la maman, comme le regard du papa
autorise à explorer, à découvrir, à grandir.
L'autorité, en fait, est une autorisation à croître.

Autorisons nos enfants à pousser, 
racines plongées dans cette terre salinoise,
tête pointant vers le ciel bleu,
yeux tournés vers l'avenir,
peau dorée par le soleil des Hauts.


Pour conclure, 
j'aimerais lire le dernier paragraphe d'un poème de Fernand Payet intitulé
Une île, un roseau, une vie...

Canne à sucre!
Entre machines et usines
Au rendement performant
Efface à jamais
La douleur de tes enfants

Et pour paraphraser les mots de Blaise Pascal,
l'Homme est un roseau pensant,

je dirais:

l'Homme de la Saline est un roseau de sucre pensant,
A l'orée du chemin de sa vie, 
le tout petit Homme de la Saline est une  Fleur de Canne pensante.


Je vous remercie de votre attention.

mercredi 4 août 2010

Je veux croire que l'Homme est bon

Je veux croire que l'Homme est bon. 
Laissez-moi croire que l'Homme est bon. 
La destruction de ses prochains, donc la destruction de l'espèce, donc l'autodestruction est un principe contraire aux réflexes archaïques dont nous sommes tous pourvus: instinct de survie et de perduration de l'espèce. 
Depuis que je suis petite, je me pose cette question: l'Homme, par essence, est-il bon ou mauvais?
Aujourd'hui je veux croire que l'Homme est bon. 
Que c'est l'environnement, les stimulations extérieures, exogènes, les côtés pervers d'une société créée pour encadrer, donner des règles de vie en commun agin d'éviter la loi eugéniste du plus fort, toujours pour survivre et améliorer la race tout en manquant d'angélisme et de romantisme. 
La théorie de l'acquis plutôt que de l'inné. 
Je comprends qu'il soit difficile même impossible de juxtaposer l'adjectif 'bon' (malgré tout) au mot Homme pour décrire les humains coupables de massacres, meurtres, viols, atrocités. 
Je veux quand même croire que l'Homme est bon. 

Pour l'ump l'insécurité c'est la sécurité


10 ans que la droite instrumentalise l'insécurité et instille la peur pour prendre le pouvoir et s'y maintenir.
10 ans qu'ils ont les mains libres pour s'y atteler. Sarkozy est donc en train de dresser un terrible constat d'échec cuisant de sa politique.

L'idée est simple:
On sigmatisme une population( les banlieues, les jeunes, les immigrés, les Roms...), on communique en montant des faits en épingle pour faire peur puis on se présente comme seuls capables de résoudre le problème.
Enfin, surtout, on fait croire, toujours à l'aide de plan com', d'effets d'annonce, de saupoudrage, que la question est centrale et qu'elle est traitée.
Sauf que, stratégiquement, cyniquement, quel est l'interet d'éradiquer le problème qui permet d'être élu?
Le bien-être de la population?
Parlez-en à Bettencourt, Bolloré, Lagardaire, Bouygues, Arnault... puisque ce sont eux qui décident. 

jeudi 22 juillet 2010

Discours d'inauguration de la micro-crèche de Carrosse

Madame la Députée-Maire,


Monsieur le Directeur Adjoint de la CAF,

Mesdames, Messieurs les représentants de la CAF,

Mesdames et Messieurs les élus de la commune de Saint Paul,

Madame la Présidente de l'association A votre service,

Mesdames, Messieurs,



Bienvenue à la micro-crèche les Hippocampes.

Ici, point de poissons-clowns et de crevettes qui s’égayent,

mais des Hippocampes juvéniles,

Hippocampes de Carrosse, à Carrosse,

ce quartier plein de vie,

du mouvement niché dans ce lieu si actif,

du vert, du rose, jaune,…, dans cet endroit si haut en couleur.



L’ Hippocampe, comme l’habitant de Carrosse, se tient droit.

Il porte la tête haute, comme l’habitant de Carrosse.

Il est appelé également cheval de mer, ….. n’avons-nous pas l’image de fougueux chevaux lorsque l’on évoque les jeunes d’ici ?

A peine sorti du ventre du papa, comme l’habitant de Carrosse,

non, la comparaison s’arrête là un instant,

pour reprendre au fait que, donc, à peine sorti,

il s’amarre à une algue, à une plante, à une branche de corail de notre lagon et résiste alors aux courants, à la houle, aux aléas de la vie,

Tout comme ici, où nous sentons et nous savons l’attachement des habitants à ce quartier,

la jeunesse y est ancrée, amarrée.


Comme cette structure, ce lieu qui sera la première amarre pour quelques touts petits Saint Paulois, une dizaine actuellement, choyés par 4 professionnelles.

Un lieu, une histoire, des racines favorisent un développement harmonieux, rassurent un enfant,

lui donnent les outils pour bien grandir.

Il est prêt alors à devenir une femme, un homme, un citoyen accompli.


Ce lieu existe grâce à la volonté conjuguée de tous les partenaires, que l’on peut qualifier maintenant, d’habituels puisque nous sommes aujourd’hui à l’ouverture de la 14 eme micro-crèche de la commune, soit un potentiel de 140 places, la création de près de 50 emplois, la production d’une activité économique secondaire.


C’est avec un plaisir toujours renouvelé que je remercie la CAF, la PMI, les services de la mairie, la Bred, l’association A Votre Service.

Association qui a choisi de baptiser ses structures par des noms d’animaux peuplant notre océan, grand bien m’en fasse

Aujourd’hui ce mot Hippocampe, décliné, me permet d’évoquer de beaux et importants sujets :

Vous n’êtes pas sans savoir, je l’ai évoqué plus haut, que les œufs sont portés par le mâle jusqu’à la naissance et qu’il ne libère les petits que lorsqu’ils seront capables de se débrouiller seuls ;


Belle occasion de mentionner le papa et sa place pleine et entière dans la vie de son enfant.

Belle occasion pour affirmer à nouveau notre attachement à favoriser la parole et les actions autour de la paternité


L’ Hippocampe, moins connu, est le nom de structures du cerveau qui jouent un rôle important dans la mémoire.

Belle occasion de souligner encore la nécessité de pouvoir s’enraciner dans ses origines, de faire vivre les mémoires, de les transmettre à tout esprit naissant.

Enfin, l’ Hippocampe est le nom donné à l’île de Mayotte.

Belle occasion pour associer l’île au lagon, aux senteurs, peuple frère

et exprimer l’ouverture aux autres,

à sa connaissance, son acceptation,

rappeler ainsi que la diversité est une richesse et non un handicap,

plus nous y confronterons nos enfants, plus nous enrichirons le terreau de la tolérance.

La transition est toute trouvée pour rendre un nouvel hommage au grand Nelson Mandela,

quand on sait que ses premières actions de Président de l’Afrique du Sud ont été de construire et d’ouvrir des écoles

il tient toute sa place ce jour,

Je voudrais vous lire quelques lignes du poème Invictus

qui l’a accompagné durant sa longue incarcération

Aussi étroit soit le chemin,

Aussi nombreuses soient les peines,

Je suis maître de mon destin,

De mon âme le capitaine.



Offrons la possibilité à nos marmailles de se construire une âme claire et imprenable.

Merci de votre attention.

mercredi 19 mai 2010

Rien d'autre à faire?

Rien d'autre à faire que d'organiser des apéros facebook?
Dans un monde parfait, certainement que si!



Imaginer qu'ils ne trainent pas leur désepérance.
Imaginer qu'ils se sentent sereins et inscrits dans l'avenir pour pouvoir se décentrer et s'occuêr des malheurs de leurs congénères ou de la planète ou du sort des animaux...
Imaginer que la société leur fasse confiance, quelque soit leurs origines, cultures, couleurs, noms...
Imaginer que ce gouvernement ne ponde pas multitudes de lois pour interdire et encore interdire.
Imaginer une société sans la peur de son prochain instillée lentement, camapgne électorale après campagne électorale dans l'esprit de sa population.
Imaginer une société dans laquelle il est aisé de se parler, de faire des rencontres sans être obligé de passer par le virtuel.
Imaginer une société qui n'envoie pas sa police comme seul interlocuteur face à ses jeunes.
Imaginer ne pas voir à la télévision jouer les pères la vertue en  prohibant l'alcool alors que l'Etat soigne les lobbys des producteurs et laisse leur vente libre.
Imaginer une société qui prone la prévention plutôt que la répression.

Que faire d'autre?
Leur donne-t-on les moyens de faire autre chose?

mardi 4 mai 2010

Orthophonie : mêtier encore méconnu?


Entendu dans la revue de presse de Stéphane Leneuf, France Inter, lundi 3 mai 2010 sur un papier du Parisien consacré aux élèves mis sous pression par la réussite scolaire.
Je cite : « Conséquence : vous découvrirez dans Le Parisien que le marché de l'angoisse scolaire se porte à merveille. En maternelle ou en primaire, le moindre retard de lecture et l'enfant file chez l'orthophoniste avec la bénédiction des enseignants. Les cabinets spécialisés se multiplient. »

Donc les orthophonistes font leur beurre sur le dos de ces enfants pressurisés par leurs parents, leurs professeurs, la société, voilà ce que nous lisons et entendons dans les medias.
Et même plus fort, les cabinets se multiplient !
Des cabinets d’orthophonistes ? Comme si nous répondions à un marché bien juteux, tiroir-caisse bien en vue dont le doux tintement à chaque ouverture ravi l’orthophoniste qui n’a en tête que les futurs placements pour sa retraite que cela lui procurera.
Ah ! Vive la crise !
Vive le délabrement de l’école !
Vive la course aux diplômes !
Merci les enseignants !
Merci les parents !
Merci les enfants !

Les orthophonistes surfent sur l’angoisse scolaire avec la bénédiction des enseignants, à qui nous reversons un pourcentage pour chaque enfant envoyé. Normal. C’est ça le business !
A nous bientôt les multinationales de la rééducation, avec enseignes clignotantes, show room sur des centaines de mètres carrés dans les rues les plus en vue des grandes villes…

Je grossis quelque peu le trait car je suis ulcérée par ce que j’ai entendu et lu.
15 ans que j’exerce ce métier.
Après un concours d’entrée très sélectif et quatre années d’étude dans une faculté de Santé et non de commerce, enregistrée en tant que professionnelle de santé et non au registre du commerce à la Sécurité Sociale, travaillant sous prescription médicale et non avec la bénédiction des enseignants, sous la surveillance du médecin conseil de la Sécurité Sociale.
Nous croulons sous les papiers administratifs, les compte-rendus de bilan qu’on nous demande de plus en plus détaillés et précis donc très chronophages, de nombreuses réunions autour des patients que nous suivons qui, si nous raisonnons uniquement en terme économique, nous coûtent de l’argent (pas facturées, pas d’indemnités kilométriques, pas de prise en charge à notre cabinet durant de temps).
Nous sommes revalorisés en moyenne tous les 10 ans (!) et au lance-pierre !
Ce n’est pas les médecins libéraux qui accepteraient cela !
Nous si !
Et en plus nous devons supporter d’être maltraités, par méconnaissance, certainement, je l’espère.
Le stress et la pression sont malheureusement partout et tout le temps, de la plus petite enfance à l’âge adulte, des résultats scolaires, aux performances professionnelles ; notre société et ses dirigeants ont élevé au rang de dogme la politique du chiffre, du résultat et du paraître.

Pour information :
le site de notre syndicat régional : le SORR
un site qui vulgarise et explique: Bonjour docteur

lundi 12 avril 2010

Discours d'inauguration des deux micro-crèches de Grand-Fond


Monsieur le Sous-Prefet de Saint Paul,


Madame la Députée-Maire,

Mesdames, Messieurs les représentants de la CAF
Mesdames et Messieurs les élus de la commune de Saint Paul,
Madame la Présidente de l'association A votre service,
Mesdames, Messieurs,


Je vous souhaite la bienvenue aux crevettes et aux poissons-clowns.
Bienvenue dans ces deux magnifiques micro-crèches qui viennent grossir le nombre de structures d’accueil de petite enfance de notre belle et vaste commune de Saint-Paul.

18 nouvelles places, 9 crevettes et 9 poissons-clowns plongent tous les matins et s’égayent dans ces deux aquariums jumeaux.

Ces écrins, colorés à souhait, colorés comme l’est notre fabuleuse barrière de corail, il a fallu parfois ramer, si vous me permettez, s’armer de courage et de volonté pour les faire arriver à bon port.
Naviguer à vue par instant, braver quelques tempêtes, essuyer la houle, mais tout l’équipage a maintenu le cap.

Ce brave équipage composé
du service petite enfance de la mairie,
du service (….),
de l’association à votre service,
des services de la caf
et des services de la pmi,

en unissant leurs efforts, en ramant tous dans le même sens,
a permis à 18 moussaillons et plus de trouver un cocon,
à permis à 18 mamans, papas et plus d’être grandement soulagés.
à permis à sept professionnelles de la petite enfance de prouver et d’éprouver leur talent,
de devenir les bras dans lesquels ces petits poissons viennent se réfugier tel l’anémone des mers qui abrite le téméraire mais pas trop, poisson-clown
ou comme nos crevettes qui courent dans le ventre de la barrière de corail à la moindre alerte, se lovent ici au creux de leur tati.




Petit poisson deviendra grand comme le dit Jean de la Fontaine

Nous voulons nous assurer que nos petits poissons, nos petits, grandissent bien.

Quand un enfant naît, il naît avec toutes les nuances du monde. Il a ses exigences, ses ambitions, nous en sommes les garants.

Nous entendons poursuivre cette politique dynamique de développement qui répond à un besoin criant des familles,
génère une activité économique et sociale au cœur de nos quartiers,
pourvoyeuse de nombreuses créations d’emplois, si rares et si chers en ces temps de crise.
Et qui permet de voir sourire, rire aux éclats un bébé, un nourrisson, un petit bout de chou, et même un poisson-clown et une crevette,
de le voir courir, crier, gazouiller, raconter, peindre, se rouler par terre, empiler, remplir, vider, s’arroser, nager :

vivre et vivre bien,
grandir et bien grandir,
devenir un citoyen du monde.

Je vous souhaite donc Bon vent !

Merci de votre attention

Mon intervention au conseil municipal du 8 avril 2010

Lorsque vous devez défendre un budget et montrer comment nous utilisons l'argent public, il est bon de s'attarder quelques instants sur les réalisations et le travail effectué.
C'est dans cette optique que j'ai pris la parole lors du dernier conseil municipal, pour dresser un bilan d'étape de nos actions en faveur de la petite enfance.
Deux ans de travail intense, des services efficaces, courageux et très professionnels.
Je l'ai souligné publiquement au conseil mais également personnellement.


Saint-Paul, le 8 avril 2010

« Quand l’enfant naît, il naît avec toutes les nuances du monde. Il a ses exigences, ses ambitions »Elie Wiesel
J’ajouterai que nous en sommes garants.

La situation de Saint Paul en matière d’infrastructure et de politique de la petite enfance en mars 2008 était catastrophique.

Tant sur l’existant que sur le prévisionnel, il est évident que les enfants et leurs parents étaient plus que délaissés.

2 structures municipales de 56+40=96 places
5 structures associatives offrant 100 places

196 places dont aucune pour les bébés pour notre commune qui compte 1650 naissances par an, donc un potentiel de près de 5000 enfants
cela nous donne un taux d’accueil pour Saint Paul de 3,92%, dans le même temps, ce taux est de 14,6% à la Réunion et de 30% en France hexagonale.

Afin d’illustrer un peu plus, le degré de motivation, d’intérêt et de respect en vigueur alors, je voudrais simplement décrire l’état du jardin d’enfant municipal « les libellules » dont les vieux locaux avaient été assez peu réhabilités, avec un taux d’encadrement ne répondant absolument pas aux normes qui a entraîné un retrait de l’agrément PMI (une perte sèche de 220 000 euros de subvention par an).
Formation professionnelle, Validation des acquis, réaffectations et embauches plus tard, nous sommes aujourd’hui dans les normes PMI pour l’accueil des enfants.Je vous rassure.

Comme unique projet une double crèche de 120 places à l’Etang qui a passé 10 ans dans les cartons pour être ressortie et agitée sous le nez des administrés à chaque élection afin de donner l’illusion d’un intérêt à la chose.
Et deux malheureuses micro-crèches, projets à peine engagés, l’ouverture tout récent d’un RAM.

Aucune coordination des actions en faveur de la PE,
Aucune programmation véritable sur l’ensemble de notre territoire pour répondre à la forte demande
Aucune action de prévention, pour les enfants, les parents, le personnel
Aucune action de formation
Rien pour les enfants de 0 à 2 ans en matière d’accueil collectif
Rien de prévu en horaires atypiques
Rien pour les enfants porteurs de handicap

En bref, aucune politique en faveur de la PE sur Saint Paul
La quasi-totalité des possibilités d’accueil était supportée par les seules Ass Mat.

« une ville qui ne s’intéresse pas à la PE est une ville qui tourne le dos à son avenir »

Nous sommes résolument tourné vers l’avenir.
Dès mars 2008, une feuille de route fut établie pour rattraper cet énorme retard.

Tant sur le plan quantitatif que qualitatif :
Créer des places de crèche oui, mais
sans perdre de vue qu’il s’agit de l’accueil de bébés, de tout-petits, vulnérables, que nous avons le devoir de placer systématiquement au cœur de notre réflexion
sans perdre de vue l’attente des parents naturellement très investis et exigeants sur le bien-être de leur marmaille
sans perdre de vue le travail des professionnels essentiel à la démarche qualité.

Fort d’un partenariat retrouvé, de confiance et de qualité avec la CAF et la PMI, le tissu associatif, les professionnels de la PE, nous avons répondu au plan crèche départemental en proposant une programmation équilibrée, collant au mieux aux problématiques très spécifiques de notre commune : l’étendue, l’éloignement, la diversité des quartiers.
Cette programmation mise en route en 2008, se retrouve déclinée et enrichie dans la CTG signée avec la CAF en 2009 qui va investir sur 1 an plus de 11 millions d’euros pour la PE sur Saint Paul.

A l’heure actuelle, nous avons ouvert :

13 Micro-Crèches soit 117 places créées ce qui représentent 10% du total national et 50% du total régional. Nous augmentons de 60% le nombre de places d’accueil en structure collective à Saint Paul.
7 autres Micro-Crèches programmées pour 2010 2011

S’ajoutent les structures programmées dans les RHI, lors de la construction de lotissements,
puis des projets d’initiative privée ou associative, accompagnés par les services de la mairie, viendront grossir le chiffre des créations de places.

La double crèche de l’Etang, des mini-crèches, un multi-accueil, une crèche inter-entreprise, un projet avec nos deux hôpitaux, horaires atypiques, accueil d’enfants porteurs de handicap, accueil et accompagnement pour les enfants de mamans adolescentes
Un nouveau Lieu d’accueil parent enfant, une ludothèque, un second RAM

A terme l’ouverture de plus de 500 places.
Nous allons quasiment tripler la capacité d’accueil.


Sans oublier la mise en place de 13 aires de jeux en ce début d’année répartie au sein de nos quartiers.

Dans le même temps, nous avons mis en place des ateliers artistiques, des échanges intergénérationnelles durant la semaine bleue et pour la première fois, une action commune de toutes les structures autour des journées internationales des droits de l’enfant.
Manifestation si appréciée autant par les enfants, leurs parents que par les professionnels qu’elle se pérennise tous les 20 novembre.
Ce travail en coordination entre toutes les structures, avec le RAM et les Ass Mat, piloté par le service PE de la mairie ( je profite d’ailleurs de l’occasion qui m’est donné pour rendre hommage au travail immense effectué par tout le service ) donne une vraie dynamique et marque une vraie ambition.
Comme un point d’étape de notre action, nous allons organiser le 20 novembre 2010, un congrès de la PE durant lequel, notamment, sera présentée et signée officiellement une charte d’accueil imaginée et élaborée par tous les professionnels dont les Ass Mat, avec qui un dialogue riche et constructif s’est installé.


Nous entendons poursuivre cette politique ambitieuse,
nous assurer de la pérennité des places créées,
nous inquiéter du nombre de personnels de la PE formés,
interroger l’Etat qui lance des plans crèche en faisant supporter toute la charge financière aux collectivités.

Nous entendons poursuivre cette politique dynamique de développement qui répond à un besoin criant des familles,
génère une activité économique et sociale au cœur de nos quartiers,
qui est pourvoyeuse de nombreuses créations d’emplois, si rares et si chers en ces temps de crise.
Et qui permet de voir sourire, rire aux éclats un bébé, un nourrisson, un petit bout de chou, de le voir courir, crier, gazouiller, raconter, peindre, se rouler par terre, empiler, remplir, vider, s’arroser : vivre et vivre bien, grandir et bien grandir, devenir un citoyen du monde.

« Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps » Alain Gilot.

Merci de votre attention

mercredi 31 mars 2010

Le SIDA tue toujours


Cleews Vellay, président d'Act Up Paris, est mort du Sida le 18 octobre 1994 à l'âge de 30 ans.
16 ans.
Avec lui c'était 25000 personnes déjà mortes du sida en France.
L'hécatombe continue.
Ce jour-là, des cartes postales furent distribuées, adressées au Premier Ministre :
" Cette mort aurait pu être évitée si des efforts avaient été entrepris dans les domaines de la prévention, de la recherche et des soins. En vous obstinant dans cette politique indigente, en ne prenant pas la mesure de l'urgence, vous êtes responsable des morts d'aujourd'hui et de celles de demain."

10 000 morts plus tard en France, le sida reste présent et toujours dévastateur.
En Afrique, cette maladie vide des pays entiers de leurs habitants.
On parlait d'urgence il y a 16 ans, elle est toujours là mais effectivement, le sida tue moins. Les thérapies permettent de vivre avec la séropositivité mais à quel prix : bien trop élevé pour les pays du tiers monde et le prix de la souffrance, de la peur et de la dépendance pour les pays du Nord.

Que faisons-nous?

Se sachant condamné, et fidèle à son activisme et à son engagement, je sais par un ami que, Cleews Vellay voulait que l'on jette son corps sur les marches de l'Elysée. "Et maintenant démerdez-vous avec le résultat de vos hontes, vos tabous et votre rigidité frisant l'obscurantisme. Je suis déjà loin et tout proche, je vous regarde et je vous juge : coupable."
Putain, ça aurait eu de la gueule.
Rock and Roll.