mardi 10 juillet 2007

La Révolution

Depuis que je suis toute petite, de nombreuses questions existentielles se bousculent dans ma tête sans que, pour de beaucoup, j'ai la moindre réponse. Il faut vivre avec et accepter que cycliquement, elles ressurgissent. Aujourd'hui, la question de la révolution s'invite dans mes réflexions, très certainement dû à un sentiment de révolte, de dégoût et d'incompréhension à la suite de l'élection présidentielle.

J'aimerais connaître et comprendre le mécanisme, le terreau d'une révolution, mais surtout comment "ils" sont arrivés à museler, bâillonner les populations occidentales, à leur faire croire qu'ils étaient assez heureux et ne pouvaient aspirer à mieux.
" Le bonheur c'est d'avoir de l'avoir plein nos armoires" Alain Souchon
" Je ne connaissais que le verbe avoir, tu m'as appris le verbe être" Abd Al Malik
Posséder enrichit ou appauvrit?
Est-ce cette société de surconsommation, de sur possession, de course effrénée en avant qui nous paralyse?
Couplée aux sentiments d'insécurité, de peur instrumentalisés pour nous tenir sous le joug des gouvernants et décideurs, c'est le cercle vicieux, la spirale infernale, nous allons devenir fous.
Peur des terroristes, peur des étrangers, peur des gens de couleurs, peur des handicaps, peur des différences, peur de ne plus avoir, peur d'être dessaisi de ses biens, peur d'être agressé...

Je ne sais pas vous, mais moi, lorsque je ne me sens pas bien, je me défoule, je remplis en achetant.
Retrouve-t-on le même mécanisme à l'échelle de toute la société?
Si je poursuis mon raisonnement, nous sommes donc malades, déprimés, voire dépressifs puisque nous consommons.
Donc cette société ne nous convient pas.



Il faut faire la Révolution.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

il y a beaucoup de choses différentes dans ton texte.
Le terreau d'une révolution,je peux imaginer que lorsque les gens ne se sentent plus respectés, dans leurs besoins et pourquoi pas ds leurs désirs, quand ils sont dans la survie plutot que ds la vie, alors peut-être qu'ils trouvent encore assez de force pour se rebeller. La surconsommation ne musele pas.A mon sens,elle donne peut-être l'illusion de pouvoir controler sa vie... ou bien de remplir un vide d'idéal de vie, des frustrations...
Posseder enrichit ou appauvrit? Vaste question! Tout dépend où on se place, et de quelle possession il s'agit.Posseder quelque chose peut aussi permettre de s'evader, d'aller plus loin dans le partage de ce que l'on a... de ce que l'on est aussi. Difficile de débattre de tout cela par écrit!! Mais il y a à réflechir, c'est évident.
Gros bisous
M Laure

Anonyme a dit…

auriez vous envisagé une "revolution" si le candidat socialiste avait gagné les elections? non, probablement...

La revolution, c'est une facon pour vous de refuser la democratie en vous donnant bonne conscience.

Un jour, peut-etre, vous sortirez de l'adolescence (on y passe tous, ce n'est pas pejoratif), et ca ira beaucoup mieux... j'espere pour vous

Titefleur a dit…

Salut Dr No,

et bien je ne puis ds l'mmédiat répondre à tes questionnement mais je sais où tu pourras étencher ta soif..... ;o)
je te conseil vivement www.federation-anarchiste.org

car c un fait ça me re titille depuis un certain tps même si je pensais m'être assagie avec l'âge.... warf warf warf...
oui, nous sommes tous probablement malade et déprimé.... non pas tous !!!!
enfin, mi connai pas mais en tout cas c comme cela que je me sens actuellement...
cette société m'étouffe, et pourtant, il semble que chaque jour je tend à l'en remercier et à me battre pour elle .....
il y a queques années, je pensais que la révolution était possible, qu'elle était la solution à tout nos pb...
aujourd'hui, je vois les mouvements se disloquer les uns après les autres et ne sais pas pourquoi je ne trouve plus la force ni l'envie de m'engager comme par le passé....
déçue ?
non, pas encore complètement, j'ai juste pensée que je ne disposais pas encore des armes nécessaire à un quelconque changement signifiant ...
où il m'arrive aussi par moment de penser qu'il faut d'abord se sauver soi-même et donc partir vivre sur une montagne, je n'sais où,et ne plus me laisser détruire par tout ces cons ... me défaire de cette dépendance au matos, ...
mais il n'en est rien, chaque jour je me lève et continue de me faire "enfiler" à longueur de journée... à croire que j'aime ça
:( nooooooooonnnnnn !!! bien sûre que je n'aime pas ça ...
j'ai juste appris à trouver ceci supportable....
jusqu'au jour où, jusqu'au jour où......
ça me pètera en pleine gueule ou bien à la figure des autres ...

alors levons le poing en criant No Pasaran !!!
( j'y crois plus trop :( aaarrrrhhhh, si jeune et déjà si molle .... t'as une autre idée ?? )
bizzzzzzz
à plus mzel ^-^

laurent nicolas a dit…

j adore ton site et cela fait plaisir à lire. je te mets en lien sur mon blog si ça te gène pas .
cordialement
LN
http://ln.typepad.fr/passage/

noemie a dit…

Merci de me prêter, encore, l'esprit fougueux et conquérant de l'adolescence...je le prends comme un compliment car, alors, peut-être,je ne deviendrais une vieille conne que dans très longtemps, voire jamais.
Cher Anonyme, je crains que vous ne m'ayez mal lu.J'ai précisé que j'avais cette sensation depuis jeune, donc également pendant tous les gouvernements socialistes, même si il est certain que cette dernière élection présidentielle,ne me donne pas l'espoir d'un bouleversement notable de notre société comme je l'imagine.
Mais peut-être que vous n'avez plus aucune illusion sauf celle de l'individualisme, du profit et du bien-être (fabriqué et utopique)au détriment des plus faibles et de notre planète (populations démunies en France et dans les pays du sud et catastrophe écologique passant au second plan derrière les profits des plus riches)
Qui se fourvoie?
Donc, pour vous, tous ceux qui essaient de conserver un semblant de critique sur notre société sont des adolescents attardés?
Certes je suis en plain dans ce système, j'en profite également mais ai-je le choix?
La révolution n'est-elle synonyme que d'anarchie, de chaos?Parler de révolution c'est être contre la démocratie? raccourcis simplistes, je pense qu'il existe certainement une autre voix pour évoluer sans guerre et/ou chaos.
A-t-on le droit d'émettre l'idée que la "démocratie", le style de société que l'on nous propose ne nous convient pas?
Ce sentiment que l'on va droit dans le mur à une vitesse de plus en plus grande, que nous vivons une fuite en avant, suis-je la seule à le ressentir?
Comme dirait Titefleur, "j'ai juste appris à trouver ceci supportable"ou je me persuade que l'on ne peut espérer mieux.
Durant mes études et pendant un certain temps, j'ai cotoyé le quart monde, la misère financière et culturelle, l'alcool, la violence...le no futur, l'absence de projection dans l'avenir ou alors sans le moindre espoir.
Ces gens m'ont laissé une trace indélébile dans le coeur et dans l'esprit. J'ai la faiblesse de penser que, lorsque l'on a échangé, écouté, essayé de comprendre cette frange de laissés pour compte, on se dit que notre société n'est pas juste.
Comme ces Zimbabwéens qui ont une espérance de vie de 34 ans à cause de l'épidémie du sida(voir mon post), comme ces Malgaches qui meurent de faim, de la corruption endémique et de toutes les maladies qui ont disparues partout ailleurs, ces enfants en loque, que j'ai vu dormir dans un terrain vague immonde,la tête posée sur un caillou en guise d'oreiller.
Ah oui, c'est vrai...c'est loin, c'est que des noirs,c'est pas mon quartier, pas mon milieu, ils n'ont qu'à bosser comme tout le monde, à se bouger le cul, à pas choper le sida, ces salauds de pauvres.
Bonne conscience, mauvaise conscience ou pas de conscience du tout?
Quand cela ne révulse pas, cela révolte, non?
Quand l'on ose être debout les yeux ouverts plutôt que couché à se regarder le nombril.
Alors, oui, je suis révoltée.
L'écrire me soulage la conscience, c'est certain.