lundi 31 août 2009

Les violences faites aux femmes: ça suffit!


Une femme meurt tous les trois jours en France sous les coups de son conjoint.
Ce chiffre est répété à chaque mort un peu plus médiatique ou à chaque anniversaire.
Puis plus rien.
L'indignation retourne au néant et les femmes et les enfants à leur souffrance.
Le chiffre doit monter à combien pour que ces drames requièrent toute l'attention de l'Etat et de ses dirigeants?
Les violences faites aux femmes ne méritent-elles pas de devenir une cause nationale?
En y mettant les moyens humains, financiers mais surtout une volonté farouche.
Quelle honte pour notre société incapable de protéger ses femmes et ses enfants.
Quelle honte pour notre société qui laisse ses hommes devenir des monstres.
Quelle honte pour notre société sans solution, sans remède, sans volonté.
Pourtant, la France est le pays de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, pays des Droits de l'Homme, pays des avancées sociales, pays des luttes des femmes...pays des femmes poignardées, maltraitées, tuées car possédées comme des objets.
Comment se sortir de ces horreurs?
En quelques semaines, dans le sud de l'île, une jeune femme d'une vingtaine d'années, lacérée de coups de couteau, est morte devant ses enfants, un père s'est fait brûler vif avec sa fille de 8 mois, il y a quelques jours un homme a tué 3 de ses enfants, a blessé son ex-femme et un enfant avant de se suicider.
Selon la gendarmerie, seul 1% des cas finissent dans le sang : compter combien de femmes subissent coups, violences verbales, tous les jours, en silence.
Voilà les colonnes des faits-divers noircies, des familles décimées, des morts encore et toujours.
Que faire?
Dénoncer, briser les tabous, la chape de plomb, de honte qui s'abat sur les familles lorsque les coups commencent à pleuvoir.
Secourir, accompagner ces femmes et ces enfants laminés par tant de souffrance, de harcèlement, de lavage de cerveau, de coups.
Et les hommes violents, comment la société peut-elle les obliger, les amener à se soigner?
Je ne prétends pas avoir des solutions, bien évidemment.
De nouvelles lois sont désormais en vigueur en Espagne. Qu'attendons-nous pour nous en inspirer?
A quand une vraie loi, transversale?
Je reste persuadée que l'Homme politique a une vraie responsabilité dans l'évolution de la société.
J'entends par là qu'il est erroné de penser que la loi ne fait qu'accompagner, suivre le mouvement du peuple. (gouverner au sondage!)
En l'occurrence, au regard de notre histoire contemporaine avec la loi contre la peine de mort, les lois Veil pour dépénaliser l'avortement, plus récemment la création du Pacs (...), nous constatons que le gouvernement a légiféré contre l'opinion publique, a précédé, impulsé le changement des mentalités.
Qu'attendons-nous?
Dès aujourd'hui, un peu de bon sens, de sensibilité, de formation auprès de la force publique permettraient que le premier accueil des femmes violentées soit correct et compréhensif, que la prise en charge de l'homme violent soit efficace.
Ensuite, la loi cadre réclamée depuis tant d'années: donner les moyens répressifs, d'accompagnements et surtout d'éducation, de prévention.
Voilà quel doit être le rôle de l'Etat et de nos députés.

Amnesty International
(rapport sur les violences faites aux femmes en France)
Le 115 Réunion : appel d'urgence

vendredi 28 août 2009

Célébrité!

Surprise!
Dans le Quotidien du jour, ce petit blog personnel, mon petit bazar, mes états d'âme, mes coups de colère, de coeur, fut cité!
Depuis l'élection de mars 2008, ma fréquentation est très irrégulière et vraiment peu fréquente.
Par manque de temps.
Même si mes envies d'écrire sont encore intactes, alimentées par tous les apprentissages, connaissances, dès plus didactiques au plus affectifs.

Début de la célébrité?
Je cite : "Une autre auteure de blog a elle aussi suspendu ses contributions, Virginie Sallé, élue socialiste de l'équipe Bello. Sur son blog; Tibazar, elle décrit de l'intérieur ses premiers pas dans la campagne de 2008 puis dans l'équipe municipale, mais déjà à une fréquentation très irrégulière."

Surprise passée, j'ai craint un instant le voyeurisme : ce blog est personnel et n'était pas censé avoir de la publicité sur un journal.
Cette peur fut éphémère, je n'ai rien à cacher, ni rien à avoir honte.

Bonne lecture!